J'écoute : la radio
Je regarde : DH saison 3
Je lis : De l'éthno
Je joue : à Civ III
Je mange : des pâtes
Je bois : un porto blanc
Je pense : que j'aurais décidément besoin de vacances
Je rêve : d'un peu de tendrese
(mis à jour samedi 25 novembre 2006 à 20:17)

11/03/2007

11/03/07 - 16:48

L'esprit de l'anneau profane - Loïs McMaster Bujold

Cette excellente auteure a cette fois situé son action dans l'Italie du Nord, au début du quatrocento. Moins d'esprits tordus dans ce roman que dans les précédents, moins d'intrigues jubilatoires. Moins d'humour également, même s'il reste très présent.

Il ne s'agit donc pas d'un chef d'oeuvre, mais tout de même un livre fort agréable à ire, qui ne tombe ap des mains ; bien écrit, bien construit, il tient plutôt bien en halène.

Ceci dit, j'ai le sentiment que McMaster Bujold a du mal avec la magie, qui fait pourtant la matière essentielle du genre (la fantasy) ; chez elle, elle reste finalement assez limitée et discrète, toujours adossée à la religion, comme une simple expression de celle-ci. Ce qui est assez frustrant, pour le lecteur que je suis, du moins, amoureux des grands magiciens et des sorciers en grande robe blanche et baguette magique (ou variantes, mais en tout cas capable de faire un peu plus qu'alumer le feu).

Et puis, j'avoue avec un peu de mal avec les histoires d'amour un peu trop bien ficelées, elle est belle et intelligente, il est beau et intelligent, et paf c'est l'amour, le mariage (on imagine les gosses derrière). C'était un côté très attachant de Vorkossigan, sa vie sentimentale chaotique, une certaine solitude quoi qu'il en soit.

Et puis les hommes sont toujours grands, musclés ou au moins bien faits de leur personne, ce qui est tout aussi frustrant, sans parler de leur humour incroyable, et je ne mentionnerai pas leur esprit si aiguisé. Frustrant là encore.

En résumé : une lecture fort agréable.

11/03/07 - 16:29

Et encore un dimanche....

Encore un dimanche cloué devant cet écran, à attendre je ne sais trop quel miracle affectif terriblement improbable qui me tirerait de cet abîme de désespoir amoureux. Encore un jour sans la possibilité de m'abrutir de tâches diverses, à 100 à l'heure et si possible sous tension, pour ne pas penser au soir, au week end pendant lesquels je serai bien obligé de me rendre à l'évidence : il n'y a personne à côté de moi.

Une fois de plus, il m'est donné de constater l'empathie, la compréhension et la solidarité de mes con-temporains. Et oui, car à quelqu'un qui avoue, oh, du bout des lèvres, et pas de façon ostentatoire, qu'il ne va pas bien, qu'il a le moral en bas, à quelqu'un qui a juste besoin de parler un peu, d'espérer parvenir à retrouver l'espoir, que répond-on ?

Pas la même chose qu'à quelqu'un qu'une maladie, un accident, une souffrance d'odre physique et biologique vient frapper, en tout cas. Je suppose que l'ostracisme est équivalent ; mais le mépris, le rejet, parfois l'insulte, c'est une double peine (c'est le cas de le dire...) bien inutile.

Quels connards. Quelle absence d'humanité. Comment peut-on être assez bête pour croire que l'état de dérive affective, l'auto torture psychique sont des choix, ou des situations faces auquelles la simple volonté puisse suffire ? De quoi ont-ils peur, tous ceux qui préèrent canarder l'ambulance, et mettre des coups sur la tête de ceux qui luttent quotidiennement pour ne pas se noyer ?

Je voudrais rassurer : oui, j'ai compris, je sais que je suis fait pour être seul. Qu'on ne peut pas m'accueilir tant que je serai en train de rassembler toutes mes forces pour ne pas sombrer, pour me relever même. Qu'il n'existe que fort peu d'hommes capables d'affronter ça, capable de simplement ouvrir leurs bras pour étancher le fleuve des larmes, pour apaiser le feu du désespoir.

Et pourtant je continue à me battre. Je persévère dans le peu de recherche amoureux dont je sois capable. J'ai une vie professionnelle florissante ; des amis, sans difficulté. Mais des fers aux pieds, du plomb dans le coeur. Qui continue à s'accumuler.

Par contre, il ne faut plus compter sur moi pour la fermer et dire merci. Connards inhumains vous êtes, et tels vous resterez. Je ne suis pas responsable de vos lâchetés, médiocrités et échecs ; pas responsable si toute la chaleur humaine que vous soyez capable de trouver, c'est celle des bites et des culs après lesquels vous courez. Si vous croyez pouvoir faire croire au monde que vous êtes heureux, alors que vous passez votre temps en actes typiques de schémas autodestructeurs.

Allons. Sachons vivre. Et rassurez-vous. Quand vous serez dans le caniveau, je serai là.

Pour vous tendre la main.

25/02/2007

25/02/07 - 09:32

Le Coude Fou - 12, rue Bourg Tibourg (4ème)

C'est là que je commence à sentir ma nouvelle situation salariale. Pouvoir mettre, sans flipper pour ma fin de mois, guerre moins de 40 euros dans un repas au restaurant, complet et, pour faire suite à mon post d'hier, jouissif.

J'étais déjà allé au Coude Fou, invité par mon patron de l'époque avec l'ensemble du service, et déjà à l'époque, malgré la tonitruante présidente de la fédération Française de Gymnastique à la table d'à côté, j'avais pris un profond plaisir à ce que j'avais mangé (un tartare de boeuf parfait).

Hier soir, après une fuite précipitée d'un boui-boui chinois particulièrement puant de la rue Saint-Jacques, nous (Marie, Marianne et moi) nous sommes dirigé vers la rive droite et ce petit restaurant de cuisine traditionnelle, qui, je crois, change sa carte de temps en temps.

Excellente idée. La breaola en entrée, était divine, avec ses copeaux de parmesan et sa sauce aux olives ; les filets de rouget avec leurs tagliatelles à l'encre de sèche ne m'ont pas déçu. Un petit Bourgogne blanc (malheureusement non indentifié, mais fort satisfaisant), un Jurançon avec le dessert - moelleux au chocolat avec crème anglaise au café.

Menu simple, plats pas si compliqués, mais de qualité ; c'est surement là qu'on reconnait un bon chef, non pas à la fantaisie délirante des mélanges et des préparations, mais dans la qualité des choses les plus simples.

Et puis, accueil agréable (nous avons eu de la chance, beaucoup de chance, mais il vaut vraiment mieux réserver), ambiance sympathique (avec une musique d'ascenseur du meilleur goût : on ne se rend prsque aps compte qu'elle est là), et pas cette sonorité épuisante de cantine stressée que l'on retrouve dans beaucoup trop d'établissements !

Une adresse fort recommandable donc.

24/02/2007

24/02/07 - 18:00

L'ange de l'abîme - Pierre Bordage

Il s'agit d'un roman d'anticipation. très ombre, comme seul Bordage en a le secret ; angoissant et désespérant même ; on se souvient des Fables de l'Humpur et des Derniers Hommes. C'est d'ailleurs le genre dans lequel il excelle, ses space opera sont captivants et passionnants, mais restent assez irréguliers tant au niveau du style que de l'histoire.

Ici, avec le tableau en tons de gris d'une Europe dominée par l'intégrisme catholique, dans un monde où les religions ont pris le pouvoir, il atteint certainement un sommet dans son oeuvre. Reste à savoir, bien sûr, si un livre aussi marqué par les cinq dernières années parviendra à traverser les années ; rien de moins sûr.

Quoi qu'il en soit, c'est un vrai ouvrage militant, écologiste, social et laïc, et rien que pour ça il vaut le détour, à une époque qui, malgré les engouements de circonstance, reste marquée par le consumérisme et le rejet des idéologie formalisées - mais hyper-idéologisé, finalement, sans se l'avouer.

Et puis, ce n'est aps toujours évident de trouver quelque chose à lire qui ne tombe pas des mains au bout de vingt pages, avec cette profusion éditoriale pas toujours très justifiée ; la qualité n'est pas si souvent que ça au rendez-vous.

Note pour mes lecteurs éventuels : je suis toujours preneur d'idées lecture...

Vous remerciant par avance !

24/02/07 - 13:41

Jouissance

Petit propos liminaire : mon but ici n'est pas de juger, mais de chercher à comprendre. Et de condamner, de protester, non pas contre les choix faits par certains, qui en ont bien le droit, mais contre la violence symbolique d'un modèle de mode de vie et de physique qui cherche à s'imposer comme supérieur aux autres, voués quant à eux au mépris, parfois aux insultes. Un retour de balancier ?

De temps en temps, je vais faire un tour sur des chats du genre citégay, keumdial, etc., qui sont remarquables, me semble-t-il, par le physique de leurs habitués - de rêve, presque trop, d'ailleurs, ça en devient lassant - et par leur obsession du sexe, de cette jouissance facile (surtout avec ce physique) si libérée chez beaucoup de gays.

Ils sont surs d'eux, plus ou moins méprisants, ne cachant même pas (mais en ont-ils seulement conscience) leurs intentions de consommateurs en pleine activité : choix du produit, sur catalogue et sur photo, un produit qui doit apporter pleine satisfaction sur le plan de ses diverses spcifications techniques.

Tiens, étrangement, ça me rappelle ce que je ne supporte pas dans les lieux gays, du Marais et d'ailleurs...

Mais sont-ils vraiment aussi heureux, aussi bien dans leur peau que c qu'ils voudraient laisser croire au reste de l'humanité en admiration (forcément en admiration) devant leur physique, leur assurance, éventuellement leurs performances ? Je sais, je généralise, mais j'ai vraiment le sentiment d'être confronté à un phénomène de groupe, qui en plus influence ceux qui, par la nature des choses et par facilité, gravitent autour...

Et bien je ne crois pas. pa seulement pour des raisons plus ou moins morales et vertueuses, selon lesquelles c'est très mal de vivre comme ça dans le péché (pfffff...), ou, version soft, ces gens là passent à côté du sens de la vie. Même si effectivement j'ai pour moi une conception qui est différente, chacun fait bien ce qu'il veut. Enfin, tant qu'on ne m'impose pas ce modèle et qu'on ne me fait pas subir d'aggression symbolique trop insupportable.

Bref, il m'arrive, sur mes propres lignes de métro habituelles et à destination, ou au retour, de mes différentes destinations diverses, de croiser ces garçons dans la vraie vie réelle. Allez savoir pourquoi - un parti pris ? de méchants a priori ? - je ne ressens ni ne voit la moindre joie, la moindre trace de bonheur ou de bien-être dans leurs yeux. Je ne parle du moment où, par l'extraordinnaire hasard de le vie urbaine mon regard croise le leur ; je ne m'étonne plus du dédain, du mépris, voire de l'aggressivité que j'y lis.

Par ailleurs, je l'avoue par fantasme, je vais trainer sur un site de rencontre bareback. Oh, je ne consomme pas, ni même ne laisse ma photo, mais j'avoue que j'ai la nostalgie de l'amour nu. On ne se refait pas. Eh bien.... ce sont les mêmes. Souvent séropo. Adeptes de sexe extrême.

Encore une fois, je ne juge pas sur le plan moral. Cacun a, je sais je me répète, un droit absolu au mode de vie qu'il souhaite, sans que personne ait à y redir quoi que ce soit. Mais je suis en psychanalse depuis trop longtemps, et de façon trop assidue, pour ne pas m'interroger sur la signification de ces pratiques, sans aucun doute terriblement sources de plaisirs extatiques, mais tout de même, selon les normes admises, dégradantes, humiliantes, douloureux pour la chair et l'esprit.

bref, tout ça pour dire que si je ne suis pas heureux, et si parfois je me reproche amèrement de ne pas être capable d'adopter ce mode de vie reposant sur la jouissance que l'on nous vend comme le nec plus ultra, il ne s'agit que d'illusions.

La jouissance cacherait-elle l'autodestruction ?

18/02/2007

18/02/07 - 17:26

Totem - Zazie

Ca faisait quelque temps que je n'avais pas ré écouté Zazie. Il faut dire qu'elle m'a accompagné longtemps, particulièrement dans le train pour Cosne-sur-Loire, à l'époque où j'y étais maître d'internat - En regardant dans cette direction, j'ai le sentiment d'une sorte d'âge d'or, non pas que je m'y soit senti plus heureux, mais il m'apparaît aujourd'hui qu'en ce temps là je m'amusait et j'avais cette possibilité de m'échapper, physiquement, une moitié de la semaine... et d'être inaccessible pendant mes presques 10 heures de train hebdomadaires.

Zazie, c'est donc une chanteuse qui évoque pour moi de longues périodes de célibat (pas de solitude, j'étais plus entouré à l'époque que je ne le suis maintenant, l'avantage des villes à taille humaine). En tout cas de celle-là, qui s'étant de la rentrée 2001 à là mi-avril 2003. Entre deux Nicolas, en fait. Sa voix reste donc fortement chargée d'émotions pour moi, un mélange de nostalgie, de tristesse rétrospective, de mélancolie mais aussi une certaine paix intérieure, paradoxalement.

Son nouvel album, Totem, réveille tout ça. Plus que Rodéo, d'ailleurs, peut-être par une période différente de ma vie. Quoi qu'il en soit, elle persiste à parler d'amour qui ne marche pas, du moins pas bien, avec malgré tout une forme d'espoir inattendu, une force sous-jacente qui nous dit bien qu'envers et contre tout la vie continuera ; peut-être déchirée, éclopée ou amère, mais elle continuera.

C'est une tristesse féconde, une mélancolie vers l'enfantement, des larmes créatrices qui court à travers la musique de Zazie, et ce nouvel album l'illustre une fois de plus. Des effets pas trop voyants, une vraie oeuvre, pas agressivement originale mais tout de même unique, et reconnaissable entre toutes.

J'aime. Je recommande. Les yeux fermés.

17/02/2007

17/02/07 - 01:00

Rapide (très rapide !) tour de ma blogosphère préférée

Je voudrais évoquer les trois blogs que je suis de façon régulière, pour leur qualité rédactionnelle et l'intérêt de leur contenu. Je sais ce n'est pas tellement original, mais le souligner ne l'est pas davantage. Alors allons y pour une petite pub gratuite.

Le premier, c'est celui de Guy Birenbaum. Ce journaliste et éditeur, un peu en dehors des sentiers rebattus par ses collègues, présente l'avantage non négligeable de proposer des éditoriaux engagés, avec lesquels on n'est pas onbligé d'être d'accord évidemment, mais qui ne manquent pas de réveiller le sens critique (non non, ce n'est pas un gros mot), et apportent souvent un éclairage intéressant sur l'actualité poltique ; on peut même affirmer qu'il a révélé quelques informations au grand jour.

Ensuite vient le Big Bang Blog, que se partagent Daniel Schneiderman, David Abiker et Judith Bernard. Les fans d'Arrêt sur Image ne seront pas dépaysés ; on y décortique, souvent avec pas mal d'humour, des thèmes de l'ordre de la communication et de l'apparition, de la parole publique et de l'idée un peu préconçue, là aussi sur un ton qui nous change de la platitute science-politiste habituelle dans la presse écrite - sans parler des fausses audaces de l'audio-visuel...

Pour finir, je signale le blog de Jean-Mchel Aphatie, interwiewer vedette de RTL, radio que je n'écoute pas par ailleurs (je suis fidèle à France Inter). Analyse politique plus classique sur ces pages, qui font le plus souvent suite à une rencontre matinale avec un ténor de la majorité, de l'oposition ou d'ailleurs, mais pas toujours dépourvue de points de vue percutants, au moins humains sur les échanges à l'antenne et en dehors.

Tout cela reste très politique ; n'hésitez pas à m'indiquer vos lectures en ligne !

15/02/2007

15/02/07 - 21:15

Les 100 propositions

Je n'ai pas m'en empêcher, lundi matin, j'ai investi dans Libé pour avoir l'intégrale des 100 propositions de la femme en rouge de la veille. C'est quand même un vrai évènement politique, plus intéressant en tout cas que les voyages à droite et à droite de l'autre, sa passion pour tout et chacun, qu'il aime évidemment, dans sa petite spécificité limité et étroite.

Et bien je dois avouer, à mon corps défendant, que j'ai été plutôt agréablement surpris. Oh, je ne suis pas d'accord avec tout ce que cette liste propose, certains points me semblent même assez terrifiants ; mais j'ai quand même eu le sentiment qu'il y avait quelque chose d'acceptable, là où je m'attendais à du vide et du creux, un discours purement gestionnaire.

Peut-être bien ce programme est-il véritablement, au moins en partie, des fameux débats participatifs. C'est la vraie surprise : j'y ai retrouvé deux ou trois de mes propres préoccupations ! Etonnant, non ?

Voipà d'ailleurs une jolie occasion que cette campagne électorale pour voir se faire jour le conformisme professionnel et intellectuels de nos chers médias couchés, qui n'ont qu'un empressement, celui de dyscrédité toute pensée un peu en dehors de ce qui est communément approuvé, en particulier par les plus hautes sphères (pas seulement de l'Etat).

La facilté est également de mise, et les gaffes de Ségo reçoivent une couverture immédiate et tous azimuts, quand les mensonges de Sarko ne se voient jamais démentis ; c'est dommage, ça remplirait bien les éditions diverses... Mais on ne s'attaque pas comme ça à celui qui a le pouvoir, et dont on s'est autoconvaincu qu'il le conservera...

En tout cas, même si je désapprouve largement la vision de la société et du monde que nous propose la candidate du PS, je crois qu'il vaut toujours mieux rester du côté de la démocratie. Non à l'Etat policier !

12/02/2007

12/02/07 - 22:06

Odette Toutlemonde - Eric-Emmanuel Schmitt

Autant le dire d'entrée : j'ai adoré ce film. Ce n'est peut-être pas le chef-d'oeuvre de l'année, et c'est bouré de bons sentiments partout ; mais cette histoire d'amour, ce petit conte de fée contemporain et improbable m'a profondément ému, autant qu'il m'a fait rire (contrairement à Amélie Poulain, par exemple, qui m'avait déprimé).

D'ailleurs, ce serait un peu Amélie Poulain à 45 ans, veuve et qui rencontre un homme marié. Avec des goûts affreux, mais aussi une sincérité et une simplicité profondes, une capacité incroyable à affronter la vie sans perdre sa capacité à s'émerveiller, ce petit grain de folie qui, j'insiste, persiste et signe, n'est jamais que la seule magie possible dans notre monde du concret solide et gris.

Somme toute, un film tout en douceur, un bien agréable moment, et rien que ça c'est précieux, ça mérite qu'on s'y attarde.

Ceci dit, on peut comprendre pourquoi ce film s'est fait étriller par la presse : il est toujours à la limite, vers le grotesque, le mauvais goût, le dégoulinant, l'excès. Il ne sombre jamais, cependant : il est sauvé, parfois in extremis, par le talent de ses deux principaux acteur (Frot et Dupontel), mais aussi par une intelligence, un je ne sais quoi lucide et un tout petit peu amer, qui le rend si vivant.

Je ne veux pas développer davantage. Allez juste le voir.

10/02/2007

10/02/07 - 20:05

Interrogations

Depuis très longtemps, j'essaie de progresser dans ma façon d'aborder les questions sentimentale, surtout en ce qui concerne mes propres émotions, qui souvent sont assez violentes. J'essaie de contenir la méfiance, le chagrin, l'angoisse, les interrogations, les doutes. J'essaie de metre les choses dans l'ordre, les boeufs, puis la charrue, enfin ce genre de choses.

J'essaie.

Je n'y arrive pas complètement, bien sûr ; je fais des progrès, enfin je crois, je veux le croire. Je tente de ne pas m'emballer, de garder pour moi les démonstrations les plus spectaculaires de cette terreur qui souvent m'étreint - en proportion de la force des sentiments qui s'installent.

Le problème qui se pose à ce stade est double.

D'abord, je ne contrôle évidemment pas tout. Franchement, si quelqu'un y arrive, qu'il se manifeste, je veux absolument prendre des cours. Mais bon, parfois ça fait un peu peur, ces comportement incompréhensibles qui ne sont que de nouveaux épisodes de l'affrontement avec mes vieux démons.

L'autre, c'est que mes craintes se révèlent presque toujours parfaitement justifiées. Duplicité, manipulation, utilisation, là où je continue à chercher des excuses et des explications alternatives quand l'autre comment une maladresse qui le révèle.

La problématique est sans doute mal posée, et il est certainement nécessaire que je trouve la recette de la tête froide et du recul. Peut-être faudrait-il tout simplement que j'accorde moins d'importance à tout ça.

Mais comment faire quand on a les entrailles qui se retournent sous l'effet d'un fer porté au rouge ?

10/02/07 - 13:35

Page blanche

C'est certainement un passage obligé, les autres auteurs de blogs pourront le confirmer (ou pas) : il faut bien à un moment ou à un autre ne parler de rien. De sa propre absence d'idée pour mettre à jour ce journal public et personnel. Bref, remplir une page blanche.

Je pourrais parler des fascinants rapports humains qui existent sur mon lieu de travail, d'un livre, un disque récemment découvert ; ou encore de mes engagements et analyses politiques du moment. Mais là franchement je n'ai pas tellement envie.

Pourtant la pulsion de l'écriture est là et bien là. L'envie de mettre des mots, de coucher sur le papier, même si ce n'est que pour ne rien dire, remplir un instant de week end gris et morne (je parle de la météo).

Elle vient peut-être de ma vie amoureuse, toujours autant enchainement de vides et de chaos, de coup au coeur et de couteaux dans le dos (pas tellement ces derniers temps, en fait), de déséspérance solitaire en terreurs qu'elle revienne ; à regréter l'absence, et à craindre une présence qui ravage tout l'équilibre précaire de la survie seul.

Ou alors ce sont mes aspirations, désirs d'avoir des enfants, une maison, un foyer... un mari ? Il vaut toujours mieux ne pas trop remuer cette partie ; mes ailes ont brûlé il y a longtemps, et même si c'est plus sain, la marche à pied, c'est quand même plus fatiguant.

Surement une sorte d'ennui, d'envie d'ailleurs - loin, bien sûr, mais aussi ici, dans ma ville, mes activités habituelles, nouveaux sports, nouveaux engagements, nouvelles activités, surtout culturelles d'ailleurs ? Ballets, Opéras, Théâtres, spectacles divers...

Esprit jamais en sommeil...... Et voilà une page blanche remplie !

08/02/2007

08/02/07 - 10:03

Peanuts, Cashback, Almodovar et Katerine

Ce mois écoulé loin du blog n'a pas été vide d'un point de vue culturel ; alors je vais résumer mes principales expériences de la période dans un article. Non exhaustif, faut pas abuser, mais disons un pêle-mêle de ce qui restera peut-être quand j'aurai tout oublié (oui oui, je sais, la culture, c'est comme la confiture...)

Toujours dans le décalé, l'humour sombre et la folie, parce que la folie c'est tout de même la principale raison de s'amuser dans la vie, la seule magie qui nous est accessible et nous permet de colorer le monde aux couleurs de nos humeurs.

Je voulais d'abord signaler la très jolie édition des Oeuvres complètes de Charles M. Schulz, l'inoubliable auteur des Peanuts (Snoopy, Charlie Brown). Ca manquait ; ce chef d'oeuvre de la bande dessinée va enfin être disponible intérgalement. Les petites aventures de ces personnages sont irrésistible, l'humour de l'auteur, son pessimisme délicieux, et une pensée spéciale pour Lucy, l'enquiquineuse de rang mondial, un peu mon modèle dans mon nouveau boulot. A suivre, seuls les deux premiers tomes sont sortis. A suivre également, d'une autre origine mais finalement assez proche dans l'inspiration, l'intégrale Mafalda.

Côté ciné, Cashback ressort nettement dans la gadoue hivernale des sorties, au milieu des comédies sentimentales américaines et des films pour faire pleurer dans les chaumières (je sais, je suis injuste, mais à force de ne rien sortir d'intéressant, j'ai une carte MK2 qui n'a pas pu servir dans les délais ; c'est prodigieusement agaçant). C'est une jolie histoire, mais surtout très bien filmée, un personnage principal tout à fait décalé, et un romantisme sincère et un peu fou. Un film très hétéro, j'ai trouvé, mais très agréable, on peut même pleurer un peu de temps en temps, c'est charmant. Dommage qu'il ne soit presque plus à l'affiche.

Un petit mot sur Almodovar, que je ne connaissais presque pas, et que j'ai découvert ce mois écoulé (Volver et Tout sur ma mère). Une vraie émotion dans ces univers féminins hispaniques, et, je sais je me répète mais c'est un peu le thème de cet article, beaucoup de folie et de noeuds au cerveau.

Pour finir, un chanteur. un chanteur fou, ça va de soi. Philippe Katerine. Des paroles déjantées et terriblement noires. Un personnage surprenant. Bref j'adore (elle est facile c'est vrai).

Prochains rendez-vous ciné : Odette Toutlemonde (faut bien se reposer la tête) et Inland Empire.

06/02/2007

06/02/07 - 14:42

Sarkozy et les débats participatifs

Heureusement que TF1 est là, tout de même, au service de Sarkozy. Ségolène Royal a une arme principale dans cette campagne : le débat participatif. Qu'à cela ne tienne, on va fournir au candidat de droite la possibilité d'en faire un, mais devant des millions de téléspectateurs.

Ceci dit - mais je suis de parti pris - je l'ai trouvé incroyablement mauvais. Très idéologue, obsédé par les points saillants de son programme, qu'il s'agissait de faire rentrer dans les petites cases des questions des membres de cette assemblée. Ca s'est quand même un peu vu quand un monsieur à lunettes, pourtant visiblement de droite, l'a interrogé sur la justice civile et le droit des pères à voir leurs enfants en cas de divorce, et qu'il est parti dans son obsessionnelle justice pénale.

Tout le long de cette émission, il a été question à toutes les sauces des impôts (mon bon monsieur on en paie bien trop ah la la), des "privilégiés" (ah ma bonne dame, quels salauds ces égoutiers qui partent en retraite à 50 ans !), et d'insécurité (alors que personne ne lui demandait quoi que ce soit à ce propos). Le tout agrémenté de raisonnements insidieusement captieux (qui peut encore sérieusement croire qu'un salarié choisit son temps de travail ?! Qu'il soit cadre au apprenti, c'est la même chose : le hiérarchique, le patron décide. Seul.)

Certes, je ne risquais pas d'être convaincu par ce type.

Mais tout de même, arriver à me donner envie de voter Ségo, faut le faire !

06/02/07 - 14:12

De retour

Un mois sans écrire ; un mois à dose réduite sur le net ; un mois absent.
Un mois à chercher l'amour dans ce qui n'était qu'une très forte affection, de la tendresse et du réconfort mutuel...

Et me revoilà.

Toujours aussi cynique et passionné, seul mais un peu plus aguerri. Au moins, nous avons été lucides, honnêtes avec nous même, avec l'autre. Je crois bien que nous avons été adultes, sur ce coup là... Ca fait mal, évidemment, mais c'est mieux ainsi.

Ne nous mentons pas. Ne visons pas dans nos illusions confortables. Acceptons la réalité.

Je suis de retour.

06/01/2007

06/01/07 - 18:28

Gardez moi de mes amis...

...mes ennemis je m'en charge. Comme cette phrase est transposable... dans le cadre professionnel. Chère hiérarchie, garde moi de mes collègues, mes interlocuteurs je m'en chargerai sans problème. Parce que c'est bien face à celles et ceux avec qui on doit cohabiter au quotidien, ceux avec lesquels nous devons chaque jour mener à bien notre tâche, le service d'un public toujours plus exigeant et critique, c'est bien dans les rapports avec ceux là que nous sommes les plus faibles.

Je sais, c'est un lieu commun. Mais je le vérifie cruellement ces temps ci la complexité de cette situation, dans laquelle il est indispensable tout à la fois de ménager les susceptibilités de personnes dont la collaboration est indispensable, sans pour autant les laisser me marcher sur le pieds en bouffant mon espace de compétence ; c'est d'autant plus difficile que la leur comme la mienne est en cours de (re)définition.

Moi qui cherche la sérénité, je suis servi, et ma patience est mise à rude épreuve. Quelle tristesse que se trouver à gérer des luttes de pouvoir internes quand on devrait mobiliser nos énergies sur les objectifs premiers qui nous sont assignés ; mais j'imagine que c'est inévitable. Le souci, c'est que la motivation s'en trouve mise à mal, sans parler de la santé, avec un grand retour de la somatisation du dos, un classique !

C'est pas si facile, la vie de cadre ! Bienvenue dans la vraie vie ! Heureusement que le bulletin de salaire compense un peu...

31/12/2006

31/12/06 - 15:32

The Fountain - Darren Aronofsky

Le moins que l'on puisse dire c'est que ce film brille par une esthétique léchée. L'image est belle est expressive, et la liste des sculpteurs au générique de fin impressionnante. De bien belles images donc.

Et une réalisation déroutante, mais parfois, se laisser dérouter fait du bien. Et puis, ça cache l'indigence du scénario. Mais est-il indispensable d'avoir toujours une histoire complexe et intrigante, quand on peut se sentir si ému par un drame aussi simple, presque épuré, et assez universel me semble-t-il ?

Le ressort du film réside bien dans les larmes qu'il nous tire, progressivement, avec la compréhension qui arrive au fil des scènes dont le lien n'apparaît qu'avec le temps. Lentement, mais sans ennui.

Petit reproche, que je réserve aux tous derniers moments : le symbolisme et la réfrence religieuse lourdingue, dont on se passerait volontier.

Ce qui reste, ceci dit, c'est la morale de l'oeuvre, à laquelle j'adère largement : le refus de la mort nous fait souffrir, son acceptation nous apportant la paix en nous débarrassant de la peur. Ca semble simpliste, mais je dois reconnaître qu'à l'heure actuelle, c'est le sentiment de ma propre mortalité qui m'apporte le plus grand réconfort dans la vie. Parce que nos épreuves n'auront qu'un temps. Parce que ça aide à relativiser cette vie de divertissement (au sens pascalien, évidemment), à prendre du recul et de la hauteur.

C'est peut-être cette idée de la mort qui donne à la vie un intérêt, et nous permet de vivre pleinement, cette idée quand elle est acceptée, la jouissance ne visant finalement qu'à vouloir l'oublier en se sentant inaccessible à elle. Le paroxisme comme fuite...... en avant.

29/12/2006

29/12/06 - 21:34

Conformisme (et ce qui en sort, peut-être)

Ce matin, j'étudiais la substentifique moëlle des idées en matière pédagogique d'une entreprise de petite enfance ; avec difficulté, parce que je commence à être un peu creuvé en cette fin d'année somme toute plutôt heureuse bien que célibataire (mais c'est comme tout, on s'y fait, et ce qui ne nous tue pas etc etc etc).

Et là, je me suis rendu compte que cette boîte véhiculait un message assez étrange en direction de nos précieuses têtes blondes, et de ce qu'elles contiennent. Une liste d'activités, liées aux saisons et à ce qu'elles évoquent, ou sont sensées évoquer, m'a interpelé : si le printemps reste le temps de la renaissance, l'été renvoie en particulier aux vacances à la mer.

Les vacances à la mer. Oh, c'est un détail insignifiant. J'en suis bien conscient. Mais dans le monde rose bonbon que dépeint ce prestataire, ce stéréotype, si socialement marqué et ainsi mis en avant m'a donné le sentiment d'un cliché d'évidence terriblement issu de notre société de consommation. Surtout, je n'accepte que difficilement qu'on inscrive et qu'on définisse ainsi les clichés qui seront véhiculés, et surtout qu'on assume à ce point d'apporter aux plus jeunes et récents exemplaires d'une nouvelle génération des petites cases mentales bien proprètes.

Etrangement, mes connaissances formées (formatées ?) par Sciences Po ont trouvé que vraiment je m'arrêtais à des détails insignifiants ; et puis, que de toute façon, c'est normal les clichés pour les enfants, ça aide à leur apprentissage ; l'esprit critique, on y songera plus tard, et tout le monde transporte et leur impose ses propres clichés.

Je ne suis pas pédopsy, ni spécialiste de la construction de l'intelligence des bébés et jeunes enfants pré-scolaires. Mais tout de même, je suis terrifié.

Par mes amis de Sciences Po. Par ce manque d'esprit critique et de sensibilité à la richesse du monde et à ce qu'il peut avoir de menaçant pour l'indépendance de notre raison critique, forcément critique ; d'ailleurs, cette pensée critique, voire dialectique semble facheusement passée de mode. Nous sommes en plein conformisme.

C'est peut-être ici un simple retours de balancier, après avoir voulu trop casser les cadres structurants, groupes sociaux quelles que soient leurs modalités de constitution, porteurs de références, valeurs, cadres et schémas de pensée ; mais aussi tout en prônant un parfait individualisme égoïste, "liberté de pensée" finalement dépourvue de toute originalité.

On cherche ainsi un communautarisme stérilisant intellectuellement ; mais sa petite personne est la seule valeur, finalité intangible.

Eh oui : l'idée dominante, c'est l'été des vacances à la mer. Jouissance ou aspiration rigidifiée, parfois chargée de l'amertume de l'inaccessible, par les représentations mentales inculquées dès le plus jeune âge, et non plaisir et réalisation de soi à travers la découverte et l'ouverture sur l'alterité. Consommation plutôt qu'enrichissement de soi et de la société humaine.

Je sais, je sais, j'élucubre...

27/12/2006

27/12/06 - 21:54

Paladin des âmes - Lois McMaster Bujold

L'une des plus grandes auteures de science-fiction (La Saga Vorkosigan) actuelle récidive dans le domaine de la fantasy. Elle persiste et signe, et on ne saurait le lui reprocher, la suite du Fléau de Chalion. D'ailleurs, elle peut bien écrire tout ce qu'elle veut, elle a le talent pour se sortir de tout.

Cette écrivaine fait partie des rares capables de créer des personnages et des situations parfaitement abracadabrante(èsque ?)s d'une épaisseur et d'un jubilatoire incroyables, sans lourdeur et sans fausse note. Ca fonctionne de bout en bout, c'est cohérent, drôle et fluide, intelligent (ce qui est de plus en plus rare, je trouve), parfois grandiose et souvent cynique (encore un pessimisme joyeux, tiens).

Paladin des âmes exprime une plus grande sensibilité, monte moins haut en quelque sorte dans le baroque de la trame épique ; cela donne une impression de quasi déception (quasi seulement, le livre ne tombe jamais des mains) après les brillants développements tortueux qu'elle impose à ses personnages masculins (Miles Vorkosigan et dy Cazaril). La tristesse n'est pas absente ici.

Mais elle nous enchante, et plante cette fois encore le décors nécessaire à une série qu'on espère longue d'aventures pour la Royina Ista et sa petite troupe. De la littérature divertissante de qualité, qu'il serait dommage d'éviter, tant elle est jubilatoire (je crois que je l'ai déjà dit, mais il faut dire que c'est vraiment le mot qui convient à ces oeuvres de fantasy).

Un grand nom, donc, à retenir : McMaster Bujold.

27/12/06 - 21:41

Les Shadoks

Quelques mots sur cette série, ce dessin à peine animé, grand classique des débuts de la télévision française, que nous devons au service de la recherche de l'ORTF. Je suis trop jeune, il va sans dire, pour avoir connu la première diffusion, et pourtant je me sens profondément marqué par la folie des Shadoks, la voix de Claude Piéplu restant pour moi l'une des plus belles de l'audio-visuel (avec celle de Jean Rochefort, mais ça n'a rien à voir).

Un très beau cadeau de noël que voilà, bel objet bien sûr, mais surtout un véritable puit de sagesse drolatique. Qui nous rappelle qu'il arrive souvent qu'avec un escalier prévu pour la montée, on arrive plus bas qu'en empruntant un escalier pour la descente. Qui nous remet en tête l'absurdité foncière de la vie et de ce qui nous semble, chaque jour, si crucial.

C'est sans doute une conséquence de ma propre folie (nous le sommes tous, au cs où ça vous aurait échapé), mais je trouve que les Shadoks sont l'expression du pessimisme joyeux, de l'ironie désespérée mais gaie, du faux sérieux qui sait bien qu'il est mortel, finalement, et que tout celà n'est qu'un divertissement, une plaisanterie.

Eh bien, tout cela me fait le plus grand bien, source de sérénité et de bien-être, d'un sourire profond, foncier, fondamental et vitalement nécessaire.

Ca me fait penser à Pierre Desproges...

17/12/2006

17/12/06 - 18:29

Paprika - Satoshi Kon

Je suis tombé sur ce film d'animation japonais totalement par hasard, juste à temps pour aller jusqu'au cinéma, une des rares salles qui le jouent. Pas de battage médiatique, mais franchement dans le contexte des programmations actuelles, grises et dépressives, c'est un petit dessin animé salutaire.

Au passage, franchement, depuis un mois et demi, je ne vois rien de vraiment motivant, rien qui semble justifier que je sorte dans le froid d'un dimanche après midi, sans même imaginer y aller un soir de semaine ou un samedi. Tout est triste et manque cruellement de fantaisie, de rêve.

C'est d'ailleurs de rêves qu'il s'agit dans Paprika. Une entreprise japonaise se fait voler des appareils permettant d'enregistrer et de vivre en commun ses rêves, de les contrôler en partie ; dans un but thérapeutique en particulier, ce qui est fort psychanalitique.

On est loin, c'est l'évidence même, des mondes d'Hayao Miyazaki qui me sont plus familiers. Ce film n'a pas, c'est paradoxal, cette qualité onirique et rêveuse de Miyazaki, ce talent inventif et totalement signifiant et philosophique.

Mais c'est un bon moment, en dépit des élipses considérables, du moins pour quelqu'un qui n'est pas initié à ce genre, qui rappelle plutôt Ghost in the Shell. L'esthétique est très réussie, et la morale plaisante, puisque la belle épouse la bête.

Encore une invitation à la découverte de la culture japonaise.